Mai05

L’annonce, épisode 3/6

Ca c'est feng shui ! Share this post

 

« Mais Me Biétry, comment devient-on expert feng shui ? ». Je vais tenter de répondre à cette question que l’on me pose souvent … non, tout le temps !

Voilà quelques possibles, en tout cas les plus usités autour de moi. Mais comment rester un tout petit peu créatif ? Comment faire un peu moins comme tout le monde ?

D’ailleurs moi depuis 39 ans, je ne sais pas faire autrement qu’atypique. Etre rousse : c’est déjà un petit peu moins comme tout le monde. Et quand tu veux marquer le coup, tu choisis Aude au lieu d’Isabelle ou Nathalie et c’est plié. T’es vraiment moins comme toutes les filles de mon âge ! Le pittoresque, ce n’est pas mon choix au départ mais je n’ai pas eu le choix.

La rupture comme un couple sur deux : pas assez rock n’roll. Et, les trois autres procédés (voir chronique précédente) conduisent aussi à la séparation… souvent ?!… Toujours ?!

Il existe des résolutions plus avant-gardistes : tourner autour du monde en 4×4, se planquer chez des moines tibétains, s’exiler dans une yourte en Charente, avoir des jumeaux comme petit dernier pour la route, adopter un Montagne des Pyrénées. Imiter certains hurluberlus de mes amis : c’est copier et copier c’est pas joli-joli !

Alors ! Ne pas sortir de ma destinée : attaquer la quarantaine, à fond et pas comme tout le monde.

Début d’une réflexion intense, un bilan de mes compétences surprenantes. A partir de ce que je sais faire : quoi faire…Mais un «quoi faire » qui crée la sidération, le malaise vagal, le KO, la panique du bug de l’an 2000.

J’ai osé plusieurs concepts auprès de mon conjoint qui n’ont déclenché aucune élévation de sourcil. Il faut dire qu’avec moi, il a le sourcil stoïque, mon mari.

Un soir, l’inspiration… Devant Les Experts, en pleine analyse d’un poil de coyote au spectromètre :

  • « Chéri, je sais ! »
  • « Quoi ? »
  • « Je vais entreprendre une formation professionnelle. »
  • « Très bien, de quoi ? »
  • « De feng shui. » Et là ! A la hauteur de son sourcil, j’ai su que je le tenais mon passage des 40 ans qui coupe le souffle, qui rend hagard, qui fout les jetons…

Aude Biétry

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